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Punir un ado, est-ce encore de mise?
Devant un jeune qui nous dépasse d'une tête, on se demande parfois s'il est raisonnable de sévir... Et pourtant la réponse est oui! Même si le mot de punition n'est pas vraiment adapté à cet âge - les spécialistes préfèrent parler de sanction - le résultat est le même: quand un adolescent a commis une faute ou qu'il a désobéi, il faut une réponse adaptée de ses parents. D'autant qu'un jeune a tendance à toujours repousser les limites. Exemple: il avait la permission de minuit et il est rentré à 2h du matin; si les parents ne disent rien, la prochaine fois, ce sera 3h !
Devant un jeune qui nous dépasse d'une tête, on se demande parfois s'il est raisonnable de sévir... Et pourtant la réponse est oui!
Même si le mot de punition n'est pas vraiment adapté à cet âge - les spécialistes préfèrent parler de sanction - le résultat est le même: quand un adolescent a commis une faute ou qu'il a désobéi, il faut une réponse adaptée de ses parents. D'autant qu'un jeune a tendance à toujours repousser les limites. Exemple: il avait la permission de minuit et il est rentré à 2h du matin; si les parents ne disent rien, la prochaine fois, ce sera 3h !
Un adolescent a besoin d'un cadre et d'interdits très clairement énoncés. 11 doit savoir que s'il ne s'y conforme pas, ses actes ne seront pas sans conséquences. Il ne s'en offusquera pas: même quand il râle, il est en fait toujours soulagé par la sanction. Ce serait décevant pour lui de faire des bêtises dans l'indifférence générale, il aurait le sentiment alors que ses parents ne s'intéressent pas à lui. Cela dit, on ne sanctionne pas un ado comme un enfant. Pas question de l'envoyer dans sa chambre, encore moins de le priver de dessert ou de lui donner une fessée! Alors, comment faire? Le Dr Delaroche, psychiatre, nous donne des pistes pour sanctionner avec efficacité.
Evitez de proférer des menaces en l'air Vous avez promis une punition, alors vous devez l'appliquer. Il n'y a rien de pire qu'un adulte qui râle sans cesse et promet des sanctions qui ne tombent jamais. En adoptant un comportement de ce genre, très rapidement vous ne serez plus crédible.
Apprenez à négocier la sanction ensemble Discutez avec lui de la sanction avant de sévir. «A ton avis, ce que tu as fait, qu'est-ce que ça mérite? ». On a souvent la surprise de constater que l'ado est très sévère avec luimême! Quand ses parents envisagent de le priver de sortie pour la soirée, il proposera la semaine... C'est la preuve qu'il a besoin de la sanction pour se déculpabiliser. Mais attention, une fois d'accord, il faut tenir bon.
Ne punissez pas en étant en colère Les bêtises d'ado, ça énerve les parents. Le ton monte très vite alors que ce n'est vraiment pas le moment de lancer une punition, au hasard sous le coup de la colère. Il est inutile, par exemple, de hurler qu'il n'aura plus de vacances ou plus d'argent de poche jusqu'à sa majorité. Le lendemain, on se trouve ridicule, prêt à s'excuser plutôt qu'à punir. Ou alors on s'entête à maintenir une punition disproportionnée, injuste. Ce qui n'est jamais efficace. Mieux vaut donc attendre d'être calmé pour envisager une sanction adaptée.
Favorisez les punitions « réparatrices» Il a endommagé la clôture en utilisant le scooter d'un copain, il a volé un disque... Il doit réparer. Même si l'ado n'a rien abîmé dans ses bêtises, la réparation a encore du bon. Optez pour des travaux d'intérêt familial: tondre la pelouse, repeindre le garage. L'effort physique a d'ailleurs un effet purificateur... Et en plus, cela profite à tout le monde!
Pas de double peine Plus d'argent de poche, pas le droit de regarder la télé, et interdiction d'utiliser le scooter... N'est-ce pas un peu trop? Mieux vaut choisir une punition à la hauteur de la faute et s'y tenir. Le recours à l'escalade des peines indique très souvent que les parents se laissent déborder...
Punition oui, mais humiliation, jamais N'humiliez jamais un ado en guise de punition. Surtout, n'allez pas raconter ses bêtises devant toute la famille, ou pire devant ses copains. Ne vous moquez pas de lui non plus, il serait blessé mais pas sanctionné. La punition concerne toujours l'acte commis, tandis que 1'humiliation attaque la personne.
Soyez capable de passer l'éponge Quand il a effectué sa « peine », passez à autre chose. On ne rappelle pas deux mois plus tard à un ado qu'il a bien de la chance qu'on lui offre une paire de baskets, vu la faute qu'il a commise. La sanction est justement là pour effacer l'ardoise!
Il refuse d'obéir Vous lui avez annoncé une punition et il refuse de s'y soumettre: vous entrez alors dans un rapport de force. Laissez l'ado réfléchir une nuit mais ne baissez pas les bras. Si la situation est totalement bloquée, faites appel à un médiateur: un adulte de la famille que l'ado aime bien, à qui il reconnaît de la valeur - son parrain ou un de vos amis - et soumettez-lui le problème. C'est une bonne façon de régler les conflits. |