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Ses premières vacances en colo... Pour lui, c'est l'aventure. Mais pour vous aussi. Alors, faites les choses en douceur. Avec ces conseils, vous l'aiderez à grandir. Vous vous inquiétez, c'est normal. Supportera-t-il l'éloignement? Saura-ton veiller sur lui? D'autres enfants, pourtant, sont partis avant lui et en sont revenus plutôt heureux... Les pensées contradictoires défilent, les craintes se bousculent. Il faut pourtant se rendre à l'évidence. Une mère qui prétend « Il ne peut pas se séparer de moi », devrait plutôt se demander: »Pourquoi ne puis je pas me séparer de lui? ». Car, dès 4 ou 5 ans, un enfant est capable de quitter sa famille quelques jours. Le parent peut aussi s'inquiéter que son enfant ne sache pas demander ce dont il a besoin. Pour ce qui est des vêtements, des chaussures ou de la crème solaire, soyons rassurés, l'enfant ne sortira pas tout nu, livré à son sort. Lui, à l'idée de changer d'environnement, est tout excité: il va avoir de nouveaux copains, faire l'objet de l'attention d'un nouvel adulte. Au bout du compte, le voyageur en herbe sait pertinemment qu'il retrouvera vite sa maison, ses parents et son univers chéri. Un départ, ça se prépare. Allez-y doucement: de même que vous avez adapté votre enfant à la crèche, préparez-le à la colonie. Après l'avoir régulièrement envoyé à l'extérieur pour une soirée ou un week-end, chez mamie ou chez un copain, tentez des séparations un peu plus longues, quelques jours, une ou deux semaines selon l'âge, toujours chez des proches. Si toutes ces escapades se sont bien passées, il n'y a aucune raison de penser que la « grande» séparation sera insurmontable! Et si, bien sûr, vous pensez à l'impensable, c'est-à-dire aux abus sexuels, il faut lui en parler, même s'il n'a que 4 ou 5 ans. Mais pas sur le quai de la gare. Mieux vaut avoir fait passer le message avant, dans la vie de tous les jours. Faites-le participer aux préparatifs: s'il en a envie, emmenez-le faire les achats nécessaires en les commentant: «une gourdes pour tes promenades », «des sandales pour marcher dans les rochers et ne pas te faire mal».. . Jouez la surprise: prévoyez de lui envoyer une ou deux cartes postales, qu'il trouvera dès son arrivée. Vous pouvez même faire mieux: lui expédier son premier colis avec des friandises. Plaisir assuré. S'il a un petit coup de blues...Malgré toutes les stratégies que vous avez mises en place, vous n'êtes pas à l'abri d'une résistance de dernière minute. Il n'a plus envie de partir ? Vous, par contre, résistez! Dites-lui que vous comprenez ce petit moment de faiblesse mais qu'il peut le dépasser et qu'une fois dans le train, il sera drôlement content. Et promettez-lui de téléphoner pour prendre de ses nouvelles à l'arrivée. Pensez aux doudous, surtout pour les moins de 7 ans, qui représentent une bulle de bonheur, le lien avec la maison, un bout de papa/maman, une consolation pour les petits moments de nostalgie. Article paru dans le magazine « Femme Actuelle ». |