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Maman à mi-temps Une semaine chez maman, une semaine chez papa: les pères sont de plus en plus nombreux à obtenir la garde alternée en cas de séparation. Mais c'est parfois difficile pour une maman de renoncer au quotidien avec ses enfants la moitié du temps. Si les militants de la cause des pères divorcés sont aux anges, de nombreux psy préviennent des dangers d'un tel dispositif pour le développement des enfants de moins de 6 ans et des conséquences toxiques sur le psychisme des mamans. « La résidence alternée peut être une bonne solution quand les deux parents et l'enfant sont d'accord; les domiciles sont très proches; le père et la mère s'entendent bien, explique Jocelyne Dahan, psychothérapeute. Toutefois, les mamans ont souvent du mal à accepter l'absence de leurs enfants. Elles s'inquiètent pour leur bien-être. Lorsque l'alternance leur est imposée, elles ont le sentiment qu'on leur arrache leur enfant et se considèrent victime d'une injustice ». Peut-on surmonter une telle épreuve? « Les difficultés du début sont réelles tant d'un point de vue matériel que psychologique », insiste Maryse Vaillant, psychologue et psychanalyste. Mais elles laissent peu à peu la place à une meilleure acceptation de la situation et avec le temps, elles sont nombreuses à le vivre plutôt bien et à en tirer avantage. Au travers de quelques témoignages, des psy expliquent pourquoi c'est si dur à vivre et comment réussir à en faire un atout. Elles le vivent mal, pourquoi? Son air boudeur accroît votre inquiétude. Pas de panique! « Les enfants aiment leurs parents envers et contre tout, insiste R. Neuburger. Si votre enfant semble bizarre, c'est que changer de maison n'est pas toujours drôle. Il a besoin de retrouver ses marques à chaque fois. Quand il revient de chez son père, il faut lui laisser le temps de se réorganiser: ne pas le harceler de questions ou le forcer à faire un câlin ». Je culpabilise. Je suis incapable de profiter de ma semaine de liberté. Je ne fais que penser à mes filles. Si je fais du shopping, c'est pour leur acheter des fringues. Les rares fois oÙ je sors pour moi, je me sens coupable! Elles en ont fait un atout, comment? Article tiré du magazine Bien dans ma vie! Mars 2004 |