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Chères membres, chers membres,
Nous vous informons que l’AFM sera présente au stand du « Réseau Femmes » au forum Meyrin le jeudi 6 mai dès 19h, juste avant la conférence de Me Gisèle HALIMI.
Vous êtes cordialement invité à assister à la conférence de 20h à 21h30, pour la modique somme de CHF 5.- par personne.
Venez nombreux !
Gisèle Halimi dresse le bilan d’une vie marquée par le refus absolu de la soumission et la lutte pour l’émancipation des femmes.
Arrivée à ses 80 printemps, elle nous expliquera comment vieillir sans jamais perdre sa faculté d’indignation.
Écrivaine, brillante avocate, soutenant la cause d’hommes et de femmes opprimés, députée, ambassadrice UNESCO,
Gisèle Halimi a oeuvré pour défendre les droits des femmes : lutte contre le viol, pour l’IVG, pour l’égalité professionnelle,
la parité... Toutes ces années d’engagement, cette femme d’exception, mais aussi d’une grande simplicité et d’une grande gentillesse,
viendra les partager à Meyrin avec vous.
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Initiative déposée avec 12'800 signatures (extrait de SIT info de janvier 2010)
Le 4 janvier 2010, les forces progressistes du canton ont déposé l'initiative "pour des allocations familiales dignes de ce nom".
Cette initiative, rappelons-le, demande:
● le doublement de l'allocation naissance ou d'accueil, soit 2'000 francs pour les deux premiers enfants au lieu de 1'000 francs actuellement (3'000 francs pour le troisième enfant et chaque enfant suivant); ● 300 francs d'allocation mensuelle pour les enfants de moins de16 ans (actuellement cette allocation est de 200 francs); ● 400 francs d'allocation mensuelle pour les jeunes en formation, de 16 à 25 ans (actuellement elle est de 250 francs); ● que les allocations mensuelles de 300 et 400 francs soient augmentées de 100 francs pour le troisième enfant et chacun des enfants suivants; ● que l'ensemble des montants soient indexés chaque année en fonction de l'indice genevois des prix à la consommation (la loi actuelle prévoit une indexation à partir du moment où l'inflation cumulée atteint 5%).
Cette initiative a eu un écho très favorable de la part de la population. L'augmentation de ces allocations est souhaitée avec empressement par la majorité des parents, tant il est évident qu'il est de plus en plus ardu de faire face aux charges qu'engendrent la venue et l'éducation d'un ou plusieurs enfants.Nous restent en mémoire en ce début d'année les fortes hausses des primes de l'assurance maladie, notamment cellesdes jeunes de 18-25 ans, qui ont subi les plus fortes augmentations.
Soulignons que les montants des allocations familiales n'ont pratiquement pas changé depuis plus de 10 ans : l'allocation de naissance stagne depuis 1997 à 1'000 francs, celle pour les enfants est passée de 180 à 200 francs en 2001 et n'a pas bougé depuis. Quant à l'allocation de formation, elle est passée en 2009 de 220 à 250 francs grâce à l'introduction de la LaFam qui a obligé le canton à octroyer un minimum de 250 francs par mois pour les jeunes en formation.
Les montants des allocations mensuelles octroyées à Genève correspondent aux minima obligatoires. Genève est passé en quelques années d'un canton avant-gardiste en la matière à un canton à la traîne, raison pour laquelle l'initiative a été déposée.
Les allocations familiales des salarié-e-s sont financées par les employeurs. Aujourd'-hui, à Genève, ce coût représente 1,4% de la masse salariale. Ce taux, qui était en 2001 de 1,9%, n'a pas cessé de baisser progressivement, ceci dans la mesure où la population active a augmenté plus rapidement que le nombre d'enfants et que les montants des allocations familialesn'ont pas été adaptés au coût de la vie genevoise. Au fil des ans, les employeurs ont vu leurs charges diminuer et n'en ont pas fait grand bruit…
Si l'initiative est acceptée par le peuple, le taux de contribution avoisinera probablement 2,6% de la masse salariale. Cette hausse est jugée tout à fait supportable car d'autres cantons suisses pratiquent des taux similaires, voire plus élevés (Valais, Jura).
Durant ces dix dernières années, la qualité et la stabilité des emplois ont décru: accroissement des contrats de travail précaires (travail sur appel, travail temporaire, travail à temps partiel imposé). Ces "jobs" n'apportent pas de revenus suffisants et stables. De telles conditions de travail précarisent les familles, notamment celles qui sont nombreuses et/ou monoparentales.
Dès lors, il convient de redistribuer un tout petit peu plus équitablement les richesses produites en faveur des familles. Cet argent, ne l'oublions pas, contribuera également à soutenir la formation des jeunes. C'est aussi en quelque sorte un investissement pour l'avenir. Soutenir cette initiative c'est:
● dire oui à une meilleure redistribution des richesses en faveur des familles; ● aider financièrement les jeunes en formation; ● améliorer le pouvoir d'achat des familles; ● renforcer les droits sociaux à Genève.
Martine Bagnoud |