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Très chèr-e-s membres,

L’an neuf vit se redresser l’association sous des hospices dynamiques. Grâce au soutien des communes, de F-Information,  de la Commission de la Famille, de la Ville de Genève et du Grand Conseil, l’AFM pu renaître de ses cendres.

Renaître de ses cendres en devenant plus grande et surtout plus forte. On ne sort pas sans expérience utile des affres financières. Nos nouvelles permanentes, Mathilde et Luisa rejoignirent l’odyssée dans les remous encore de la tourmente mais purent s’adapter avec vivacité et bonne humeur.

Vivacité et bonne humeur également dans chaque article, dans chaque activité de notre chère Christine. Les participants aux activités le savent, Christine sait insuffler la joie de vivre dans l’organisation de ses sorties. En outre, se nommer Pages ne pouvait que la faire exceller dans la préparation du journal, le FaMiSol, que l’on dévore en rigolant ou la larme à l’œil. Elle continuera de le proposer quatre fois par an.

L’an neuf, décida Vanessa, était une bonne occasion de se retirer un peu, de respirer, d’aller voir un à l’autre bout du monde si les gens marchent sur la tête, comme beaucoup par chez nous. Nous nous réjouissons de la revoir, d’écouter le récit de son périple.

Le périple comptable, en revanche, fut plus l’affaire de Rémy, expert en la matière. Depuis quelques mois nous avons le bonheur de pouvoir nous décharger sur lui de tous ces chiffres qui nous narguent.

Narguer le présent, se moquer des difficultés, rire de la morosité pour aller de l’avant, pour défendre les enfants, sera notre mot d’ordre pour l’année 2010. Oui, c’est possible.

Il est possible de faire en sorte que chaque enfant ait une place de crèche ou au parascolaire.

Il est possible d’amenuiser l’effet seuil quand les parents, pour quelques francs, ne peuvent plus obtenir l’aide de l’Hospice.

Il est possible d’augmenter les allocations familiales et de les adresser au parent gardien.

Il est possible de lutter contre la violence domestique amplifiée par le divorce.

Il est possible de faire de notre république de Genève une république saine, c’est-à-dire apte à prendre soin du plus vulnérable. L’AFM se met un point d’honneur à y contribuer.


Valérie Maechler Herdewyn