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«IMPORTANT SCARPA: Répondez à notre questionnaire d’évaluation de l’impact de la nouvelle LARPA.
Nous avons besoin de vos témoignages ! »
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Très chèr(e)s membres, visiteuses et visiteurs,
L’an huit aux oublis, place à l’an neuf… tout neuf !
Les difficultés ne manquent pas pour tester les forces de ces guerriers des temps modernes : les parents. Tous les partis, de gauche ou de droite, se targuent d’être les défenseurs de la famille, mais sortis des périodes électorales, les paroles s’envolent, les ennuis restent.
Janvier 2008 nous accueillit dans la tourmente : augmentation des demandes d’aide ; augmentation des devoirs comptables concoctés par nos élus (je veux parler de la nouvelle loi sur les subventions, la LIAF, pour les intimes), augmentation des charges administratives, et j’en passe.
2008 fut également gangrenée par nos déficits budgétaires. Année après année, le trou se creusait, le drame explosa cette année-là.
2008 fut une année de tourmente, disais-je, mais également de remise en question. L’AFM pouvait-elle subsister ? L’Etat en voulait-il ? Les membres y croyaient-ils ? L’association servait-elle encore à quelque chose ? En fin de compte, est-ce que tous ces foyers monoparentaux ne se débrouillaient-ils pas tout aussi bien sans l’AFM ? Pourquoi continuer à lutter ?
Donner de son temps, de son énergie, de son émotion pour des gens que l’on ne connaît pas peut paraître étrange. Au bout d’une journée de lutte pour trouver de quoi payer les salariées, pour convaincre qu’éduquer seul-e son enfant est un travail homérique, qu’être parent n’est pas une faute mais une charge respectable, l’on oublie parfois le pourquoi de la lutte, et face aux obstacles, montagne ou simple caillou dans la chaussure, l’envie peut prendre de baisser les bras. Alors on s’asseye et dans un soupir on regarde son enfant, ses enfants, petits, grands, blonds, bruns, on les entend rire, jouer d’un rien, on respire leur parfum de petits, de très doux, de très confiant envers les adultes, et l’on se dit que tous ces enfants devraient être protégés, aidés, soutenus lorsque leur foyer menace de s’écrouler.
Alors oui ! L’AFM doit persévérer tant que des enfants seront ballottés, déchirés, utilisés dans les affres du divorce. Oui, l’AFM doit continuer tant que des femmes et des hommes se battront après s’être aimés. Oui, l’AFM doit exister tant que des hommes et des femmes brandiront comme un drapeau revanchard des principes d’égalité quand personne ne pense à l’équité. Oui, l’AFM a sa raison d’être !
2008 fut l’année de la révélation. J ’y ai vu le courage de Vanessa pour sauver le bateau du naufrage budgétaire. J’y ai vu Mercè donner sa force de caractère à l’équilibre de l’association, j’y ai vu Christine apporter son talent et son dynamisme pour des activités formidables. Et fin 2008, la récompense : l’AFM fut sauvée ! Les communes nous sont venues en aide, ainsi que la Ville de Genève, le Grand Conseil, la Commission de la famille et F-Information. Merci à toutes les personnes qui se sont engagées pour soutenir notre action.
Décembre 2008, nous pouvons clore l’année sur un soupir… de soulagement. L’an 2009 peut naître dans un nouvel élan. Jetons l’an huit aux oublis, bonjour à l’an neuf… tout neuf !
Valérie Maechler Herdewyn
«SCARPA: Répondez à notre questionnaire d’évaluation de l’impact de la nouvelle LARPA.>>
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Faire des économies pour l’Etat est aujourd’hui le mot d’ordre de nos autorités, ceci au risque certain de précariser la situation des enfants des familles monoparentales.
Nos députés connaissent-ils vraiment la réalité des familles monoparentales ? Ont-ils oublié que la politique familiale de la Suisse prévoit que l’entretien des enfants doit être assuré par ses deux parents et que l’avance des pensions alimentaires est destinée à la protection de l’enfant?
Et plus grave encore, ont-ils réfléchi aux conséquences désastreuses d’une décision prise à la va vite?
Certains arguments comme : « une aide limitée dans le temps permettra à la créancière de : trouver du travail, suivre une formation et adapter son niveau de vie en cherchant un autre appartement et de responsabiliser les parents.. » nous permet d’en douter.
Il est donc urgent de réagir et de recenser le plus d’exemples possible des conséquences de la nouvelle loi, pour ensuite les faire connaître à nos parlementaires.
C’est un travail immense qui nous attend, raison pour laquelle La Fédération suisse des familles monoparentales (FSFM) s’est associée à l’Association des familles monoparentales de Genève (AFM)
L’enjeu est grand, les conséquences importantes, puisque nous désirons aboutir à une nouvelle intervention parlementaire qui prendra comme point de départ le droit de l’enfant.
Pour que notre travail soit efficace et représentatif, nous avons besoin du plus de réponses possible.
Pour qui le désire, l’anonymat est garanti.
Merci de remplir ce questionnaire ainsi que de le donner aux personnes concernées habitant sur Genève.
Vous pouvez nous le renvoyer jusqu’à fin décembre 07 à :
Barbara Meyer, Fédération suisse des familles monoparentales (FSFM)
Tel : 022 342 33 40, E.mail:
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Vanessa Aubert, Association des familles monoparentales, (AFM),
Tel : 022 344 11 11, E.mail:
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« SCARPA: Point de situation » Télécharger le PDF
« Projet de modification de la loi sur le recouvrement des pension alimentaires : l’AFM se mobilise »
Donnez-leur des jeux, ils se passeront de pain !
20 millions pour l'euro 2008, dont 13 payés par le canton. Vive le foot, vive les jeux ! Combien pour les familles en difficulté ? Moins. Nettement moins. Il faut se "responsabiliser", nous répète-t-on inlassablement. Entendez : travailler plus, gagner moins. Encadrez vos enfants, éduquez-les, mais avec moins d'argent et moins de temps. Les mesures envisagées et prochainement votées alourdissent encore la tâche des parents seuls. L'Etat doit faire des économies, soit. Mais pas à n'importe quel prix.
Une des mesures envisagées concerne la LARPA, la loi sur les avances et recouvrements des pensions alimentaires. A la veille des vacances de Pâques, nous apprenions par un communiqué de presse que la LARPA était en cours de modification. L'AFM s'empressa de demander un complément d'information, complément reçu environ un mois plus tard.
Nos craintes étaient fondées :
En premier lieu, il est prévu dans le projet une limitation des avances à 36 mois, soit 3 ans. Les demandes au SCARPA concernent des mères avec enfants en bas âge et des étudiants désirant, à juste titre, mettre enfin le parent débiteur à contribution pour financer une partie de leurs études. Or, l'éducation d'un enfant se poursuit au-delà de ses 3 ans, et les études ont tendance à s'allonger (5 ans en moyenne). Que propose l'Etat pour suppléer au manque financier après les 36 mois?
Réponse : l'Hospice Général et les allocations d'études.
Pour rappel, la loi sur l'encouragement aux études n'octroie pas d'allocations aux étudiants si leurs mère et père ont des revenus suffisants, qu'importe la volonté des parents d'aider leurs enfants ou non. Que faire si le parent débiteur ne paye pas la pension alimentaire ? Pas de réponse.
En ce qui concerne l'Hospice Général, il ne s'adresse qu'aux plus démunis (exit la classe moyenne) et procède actuellement à des modifications limitant ses prestations. Que restera-t-il aux familles les plus vulnérables ?
En deuxième lieu, il est précisé dans le projet de loi qu'un refus d'avance sera possible pour, je cite : "les personnes disposant de revenus ou d'une fortune suffisamment importants pour faire face à leurs obligations sans l'appui des services publics". Dans l'hypothèse où une famille monoparentale est propriétaire de la maison familiale, mais subsiste avec des revenus modestes, cette maison devra-t-elle être hypothéquée, au détriment du maintien d'un troisième pilier ? Pas de réponse.
En troisième lieu, l'avance ne peut être octroyée qu'une seule fois. Ce qui signifie que si le parent la demande lorsque ses enfants sont petits, ceux-ci ne pourront plus la demander lors de leurs études ou apprentissage. C'est un apport financier en moins dans des périodes déjà difficiles financièrement.
En quatrième lieu, la nouvelle loi sera rétroactive sur 30 mois. Pour certains bénéficiaires actuels, les avances prendront fin 6 mois après la mise en vigueur de la nouvelle LARPA, alors qu'ils pensaient bénéficier de ces avances jusqu'à la majorité de l'enfant. Comment combler la différence ? Réponse : l'Hospice Général.
Le 23 mai, la Commission des Affaires Sociales nous auditionnait, dans le but de connaître notre point de vue sur la question, les conséquences pratiques d'une telle péjoration du système SCARPA, et d'entendre nos propositions d'amendements, tels que résumés ci-dessous :
1. La demande devrait être renouvelable, sous condition de réexamen de la
situation financière du bénéficiaire.
2. La durée devrait tenir compte de la situation des familles (âge de l'enfant,
durée de la formation en cours, état de précarité).
3. Le droit transitoire devrait accorder aux bénéficiaires actuels une durée de 36
mois pour s'adapter à la nouvelle loi.
Mesdames et Messieurs les députés présents à la Commission, ainsi que Monsieur le conseiller d'Etat François Longchamp nous ont écoutés, et nous les en remercions. Espérons qu'ils nous auront entendus. L'AFM lutte pour l’égalité des chances de nos enfants, tant face aux coûts de l’éducation, que dans leurs possibilités d'épanouissement. Promouvoir le canton, d'accord. Mais promouvoir la génération de demain, aussi !
>> RECHERCHE DE TEMOIGNAGES
Dans l'objectif de sensibiliser nos dirigeants aux problèmes des
familles
monoparentales, nous avons besoin de vos témoignages (qui resterons
anonymes) afin de leurs soumettre un "livre blanc" démontrant l'impact
important de la modification de la Loi sur le service de recouvrement
des
pensions alimentaires (LARPA) sur ces familles.
Un paragraphe, votre histoire... nous attendons avec impatience vos
textes
afin de montrer que derrière une modification de loi se trouve des
familles
dont la situation est souvent précaire.
Vous pouvez soit nous les envoyer par courrier, soit par mail. Merci
d'avance.
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